headManal

LIBERATION DE MANAL ET DE NOUR

Mauvais traitements/privation de soins

> INTERVENIR AVANT LE 29 AVRIL 2005

Le 17 avril 2003, Manal Naji Mahmoud Ghanim âgée de 29 ans, était arrêtée par l’armée israélienne et condamnée à 50 mois de prison par une cour militaire de Cisjordanie. Lors de son arrestation, elle était enceinte ; elle a accouché en prison de son fils Nour. Ils sont aujourd’hui tous les deux détenus à la prison de Hasharon. Les autorités pénitentiaires ne leur fournissent aucune assistance médicale : Nour ne reçoit pas la nourriture ni les soins appropriés et Manal souffre de thalassémie (une forme rare d’anémie). Aucune aide de leur famille n’a été autorisée. En raison de l’absence prolongée de soins, leur état de santé est préoccupant.

Par ailleurs, leurs conditions de détention sont extrêmement éprouvantes et contribuent également à l’aggravation de leur santé. Plusieurs sources ont fait état d’actes de violences des autorités pénitentiaires à l’encontre des femmes détenues. En novembre dernier, Manal Ghanim avec son bébé ont été arrosés d’eau froide, et ce dernier a été malade pendant plusieurs jours et privé de nourriture chaude : du gaz lacrymogène avait été répandu en grande quantité dans les cellules.

Créé en 1948 à la suite d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies (qui prévoyait la formation de deux Etats, l'un juif, l'autre arabe), l'Etat d'Israël est aujourd'hui la principale puissance de la région. Les circonstances de sa création, pleinement justifiée aux yeux de la communauté internationale, mais qui s'est produite aux dépens de la population arabe de Palestine, les guerres qui ont suivi, et surtout, à l'issue de la guerre des Six Jours (1967), l'occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, ont rendu extrêmement difficile la coexistence entre le nouvel Etat et ses voisins ; deux seulement l'ont reconnu : l’Egypte et la Jordanie.

Le problème fondamental pour Israël reste la reconnaissance du droit des Palestiniens à créer un Etat qui corresponde à leurs aspirations (continuité territoriale, liberté de circulation) et qui soit économiquement viable. Les responsables israéliens l'ont compris en 1993, en reconnaissant l'Organisation de Libération de la Palestine, dirigée, depuis la mort de Yasser Arafat en novembre 2004, par Mahmoud Abbas (appelé aussi Abou Mazen).

Depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, la très relative confiance naguère instaurée entre Israéliens et Palestiniens a progressivement disparu. La colonisation qui empiète sur les territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza n'a pas cessé, avec toutes ses conséquences dramatiques pour la population arabe. La visite provocatrice du général Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem le 28 septembre 2000 a été l'étincelle qui a mis le feu aux poudres. Les attentats-suicides revendiqués par les groupes comme les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa ont donné à l’armée israélienne des raisons de multiplier les incursions dans les zones palestiniennes.

Les espoirs de paix, qu’avaient suscités la « Feuille de Route » (nouveau plan de paix proposé en juin 2003 par les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie et l’ONU), ou encore l’Initiative de Genève, se sont amenuisés de jour en jour. Les violences entre les deux camps se sont poursuivies au cours des derniers mois (vagues « d’assassinats ciblés », incursions armées des autorités israéliennes et attentats suicides palestiniens).

En outre la construction du « Mur », présentée par le gouvernement israélien comme une barrière de sécurité destinée à protéger Israël des attentats terroristes, qui pénètre profondément en territoire palestinien ne respectant pas le tracé frontière de la Ligne Verte de 1967, renforce le climat de violence.

Cependant, aujourd’hui, il existe un nouvel espoir de dialogue entre l’état d’Israël et l’OLP de Mahmoud Abbas. Ce dernier, qui souhaite « démilitariser l’Intifada » est candidat à la très prochaine élection du Président de l’Autorité palestinienne ; il a fait renaître en Israël l’espoir de négociations pour la formation de l'Etat palestinien indépendant préconisée par l'ensemble de la communauté internationale. Un éventuel retrait de Gaza permet d’espérer, malgré l’opposition farouche de l’aile droite du Likoud et des partis religieux, une nouvelle politique concernant les colonies.

DERNIERES INTERVENTIONS CONCERNANT ISRAEL
Cet appel urgent est le deuxième de l’année 2005.

Lettre à:
M. Ariel Sharon
Premier Ministre
3 Kaplan Street,
P.O Box 187
Jerusalem, 91919
ISRAEL
Fax: 00 972 2 566 4838

Copies à:
Ambassade d’Israël
3, rue Rabelais
75 008 Paris
Fax : 01 40 76 55 55

M.Tzipi Livni
Ministre de la Justice
29 Salah al-Din Street
Jérusalem 91010,
ISRAEL
Fax : 00 972 2 675 3709

Ci-joint une proposition de lettre, que vous pouvez adresser telle quelle, datée et signée, sans oublier vos nom et adresse, ou réécrite à votre manière, sous enveloppe internationale ou lettre par avion à 0,90 euros. Vous pouvez, si vous le préférez, envoyez cette lettre par fax.

> TRAITES ET CONVENTIONS

  • Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. — Ratifiée en 1991.

  • Convention relative aux droits de l'enfant — Ratifiée en 1991.

  • Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels — Ratifié en 1992.

  • Pacte international relatif aux droits civils et politiques – Ratifié en 1992.

Membre des Nations unies, Israel s'est engagé à appliquer tous les articles de la Déclaration universelle des droits de l'homme

M. Ariel Sharon
Premier Ministre
3 Kaplan Street,
P.O Box 187
Jerusalem, 91919
ISRAEL

Monsieur,

Membre de l’ACAT-France, je vous fais part de ma préoccupation concernant la situation des détenues de la prison Hasharon, et notamment de Manal Naji Mahmoud Ghanim et de son fils Nour, âgé de un an et demi.

Les autorités pénitentiaires ne leur fournissent aucune assistance médicale. Suite à cette absence prolongée de soins, leur état de santé est préoccupant. Manal Ghanim souffre de thalassémie. En outre, elle a été victime à plusieurs reprises en détention de mauvais traitements de la part des gardiens de la prison.

Je vous demande donc de prendre toutes les mesures nécessaires pour que Manal Naji Mahmoud Ghanim et son fils Nour soient transférés dans un hôpital dans les plus brefs délais et puissent bénéficier des soins que leur état de santé requiert.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

 

--------------------------------------------------
ACAT-France
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
www.acat.asso.fr